Les mouvements sociaux récents ont mis en exergue le sentiment d’injustice sociale et territoriale ressenti par de nombreux français. Ces fractures se sont exprimées à travers plusieurs thèmes : pouvoir d’achat, pression fiscale trop élevée, difficultés d’accès aux services publics, nouveaux besoins en termes de mobilité, couverture numérique, problématiques des déserts médicaux, des centres-villes délaissés, abandon des campagnes…
L’organisation de l’Etat et des services publics a d’ailleurs été un des quatre thèmes retenus dans le cadre du grand débat national.

Aujourd’hui, toutes nos collectivités publiques sont confrontées à l’urgence de rénover les services publics dont elles ont la charge, en leur permettant d’être plus efficaces, agiles, plus proches des citoyens, et véritablement en phase avec les nouveaux enjeux du développement économique et social des territoires.
Ce besoin d’efficacité, couplé à l’impérieuse nécessité d’une diminution de la dépense publique, place désormais la performance au cœur de notre action publique.

Mais qu’est-ce que, au juste, la performance d’un service public ?

Les services publics répondant à des nécessités d’intérêt général, leur performance ne peut s’apprécier de la même manière que dans le secteur privé.

La performance d’un service public correspond à une réalité multi-facettes ; elle ne peut être mesurée que par rapport aux attentes des diverses parties prenantes (collectivité, usagers, contribuables…). La performance dans les services publics nécessite donc de trouver un consensus qui prenne en compte  la satisfaction de l’usager, mais également l’efficience technique, économique, sociale et environnementale du service, dans une logique de long terme, en incluant par exemple les enjeux patrimoniaux.

Pour être améliorée, la performance doit être clairement définie.
Sa définition même n’est jamais simple ; elle implique nécessairement des choix et des arbitrages politiques de la part de la collectivité publique. Elle doit être partagée et mesurée : nos collectivités ont besoin d’outils qui permettent de fixer des objectifs, d’évaluer les progrès, effectuer des comparaisons, notamment entre les modes de gestion, et rendre les débats plus objectifs.

Renforcer la culture du résultat, améliorer les dispositifs d’évaluation et de pilotage, développer les outils de suivi et de contrôle, partager des indicateurs sectoriels communs pour mieux comparer les services et évaluer leur adéquation aux attentes des Français…
Voici quelques grands chantiers qui devraient aider toutes nos collectivités publiques à mieux répondre à leurs objectifs multiples dans les années à venir.

Les entreprises opératrices de services publics que nous représentons œuvrent chaque jour, à travers des objectifs contractuellement définis, à améliorer la performance des services publics dont la gestion leur est déléguée. Elles apportent ainsi une réponse professionnelle, experte et mesurable aux objectifs politiques des territoires dans lesquelles elles sont impliquées.

 

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